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Family Matters

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MessageSujet: Family Matters Mer 30 Déc - 22:57



Family Matters


« Non, je ne l'ai pas vue  »

Réponse immédiate, posée et fluide. Sans la moindre hésitation. Réponse délivrée sans le plus infime frémissement, du doute ou de la culpabilité une preuve acharnée. Yeux dans les yeux de sa parenté. Yeux dans les yeux, il mentait. Et pas un instant il ne doutait de sa légitimité à ainsi tromper le Lidell intitulé. En sa demeure, il était maître et d'un bouclier ferré. En ces lieux, il pouvait tout s'accorder. Et si l'on en venait à oser le questionner, il lui restait la possibilité de plaider la tendresse d'un lien tant de filiation que d'affinité... Mais les chances qu'il en arrive à pareilles extrémités restaient fort limitées. Le lion ne s'émouvait jamais de l'avis des agnelets. Mensonge éhonté, mais mensonge parfaitement réalisé, et dont l'efficacité était ainsi assurée. Le saluant et le raccompagnant, il ne s'autorisa un bref soupire qu'une fois qu'il fut certain d'être rendu à sa compagne, dame solitude, divinement révérée. Solitude qu'il délaisserait pourtant rapidement, non sans qu'elle l'ait accompagné dans son trajet vers les hauteurs d'une demeure qui, pour l'occasion, se transformait en sanctuaire des exilés.

Bien sûr, qu'il l'avait vue. Loin de lui l'idée de demander les détails de la controverse qui a ses parents l'opposait, un débat qui, en fin de compte, l'indifférait. Ce qui l'avait poussé à claquer la porte de la maison familiale la concernait, elle et nulle autre, lui le dernier. Mais tant en vertu de leur parenté que des liens qu'ils entretenaient, en déraison même de leur caractère ponctuels et différés, il l'accueillait. Et avec sincérité. Elle était la bienvenue au sein de sa maisonnée. Et jamais il ne lui demanderait quoi que ce fut en retour de ses largesses, de ses bontés. Jeune privilégiée, qui échappait à de sombres monstruosités. C'était elle qu'il montait retrouver, en un mimodrame de contes de fées, la princesse en la haute tour n'ayant certainement pas besoin d'être sauvée. Celle-ci serait sans doute plus tentée de glisser un serpent venimeux dans l'armure du premier gringalet en armure qui se présenterai. Avait-il une mauvaise image de sa nièce adorée ? Non, c'était tout le contraire en vérité, aussi étrange que cela puisse paraître à première vue. Elle n'avait rien de la damoiselle en détresse, et c'était ainsi qu'il l'agréait.

Son ascension se poursuivait, puis s'achevait dans ce même silence confortable et muet, à peine brisé alors que le bois de la porte qu'il poussait grinçait. Des gonds à faire huiler. Elle était là, installée dans son bureau comme il l'avait demandé. Traitée en princesse, en ces lieux, si ce n'était en reine, place que Winnifred détenait. Poussant la porte, la refermant derrière lui, il s'arrêta, un bref instant l'observa, silencieux mais les yeux pétillant d'un semblant d'amusement. Chose rare s'il en était. Instant de flottement, le voyant ciller. Vers son propre fauteuil s'avancer, s'installer. Bras sur les accoudoirs. « Il est repartit  » Cela paraissait l'évidence même, puisqu'il ne l'accompagnait pas pour la déloger. Menteur invétéré, usant d'un outil parfaitement contrôlé. Aurait-on pu de sa bonne foi douter ? Et risquer de le vexer ? Non, il n'aurait sans doute pas osé. En cet instant, une fois encore, il aurait pu l'interroger, mais s'en abstint, n'accordant aux raisons qui l'avaient poussé vers son bastion aucune espèce d'importance. Seule importait sa personne, et ce qu'ils pouvaient retirer d'un tête à tête longtemps différé. « Je vais te faire préparer une chambre, si tu le souhaite, et tu pourras séjourner ici tant que tu le voudras  »

Silence ponctué, lui donnant dans le temps la possibilité de lui réponde, de nier ou d'agréer. Ou de toute autre chose en vérité. Un bref instant, sans doute insuffisant, avant qu'il n'ajoute, après un instant de doute : « Auquel cas je te fournirais un double des clefs principales. Il serait dommage de te laisser dehors, une fois tes escapades achevées  » Cela aurait pu sembler critique à peine voilée, ou interrogation pleine de curiosité. Cela aurait tout aussi bien pu sonner comme l'écho d'une méfiance infondée. Et pourtant, tout, du ton posé à l'air qu'il arborait, au froncement des traits, donnait à l'affirmation pensivement énoncée un air de simple inquiétude quand à l'utilité pragmatique d'un nouveau jeu de clefs pour la maisonnée...  

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MessageSujet: Re: Family Matters Jeu 31 Déc - 15:55

Elle aurait voulu être digne comme une reine, même la couronne arrachée, même les cheveux défaits, mais Sophia n'était qu'une enfant, rien de plus. Parce qu'elle avait pleuré, qu'elle pleurerait encore, perdue dans un monde ne voulant pas d'elle. Le cœur tremblait, le cœur saignait de trop de choses, des regards et des mots. Parfois, elle voulait insulter Dieu. Parce qu'elle était femme et non homme, que cette existence ne lui convenait pas, qu'il y avait trop de tristesse sur cette terre damnée.

Aujourd'hui, elle s'était enfuie. Ce n'était pas la première fois bien sûr, c'était juste une fois de plus, une fois de trop. Hélas, que ne pouvait-elle être bête et féconde tout simplement plutôt que vouloir les secrets de la lune et des ténèbres ? Quelque chose avait planté dans sa jolie tête blonde, une graine d'intelligence. Et la graine fut arbre, et l'arbre devint forêt. Une forêt dans laquelle on pouvait se perdre, où les animaux nous dévoraient. Elle était bien plus morte que vivante depuis trop d'années, à craindre un mariage à craindre un avenir. Les hommes, ses ennemis, parce que sa trop fière sagacité lui empêchait de s'abandonner. Ëtre femme, mère au foyer, ne plus rien avoir à se soucier à part les langes des enfants... Ah jamais, plutôt mourir ! Alors elle se perdait dans de folles passions qui n'aboutiraient jamais, comme ce forgeron qu'elle avait rencontré. Un rêve, rien de plus, quelque chose pour patienter avant la mort.
Et rien ni personne ne la touchait.
Encore une fois, elle avait éconduit un prétendant sans intérêt, méchante et cruelle, bien plus qu'elle ne l'était vraiment au fond. Encore une fois, son père avait perdu patience et il y avait eut des insultes, des mots. Être traitée de catin ne la dérangeait pas, du moins Sophia feignait de s'en convaincre. Elle se savait chaste encore, et nul ne rêvait d'elle dans sa couche. Pourtant tous la pensaient telle la prostituée de Babylone, elle qui jamais n'oserait délacer son corset devant un homme.
Prostituée de Babylone, oui, ça et 'autres mots encore moins jolis, voilà ce que hurla son père. Avant de la frapper. Pour la première fois. La gifle lui brûla le visage comme jamais, et Sophia se sentait laide. Elle voulu crier à son tour, dire qu'aucun homme ne saurait la rendre heureuse, qu'un mari refuserait de la laisser lire ainsi qu'elle le faisait, jeune fille célibataires. Que ses combats étaient autres, et bien plus dangereux.
Elle n'y arriva pas bien sûre, il n'y eut que sa voix calme, trop calme pour filtrer de ses lèvres.

 « Vous avez fait votre choix, Père, et si j'ai à mourir de mes propres mains car vous supporter n'est plus possible, alors oui vous serez responsable de ma damnation et aurez à y répondre devant Dieu. Je vous déteste.... »

Et puis il y avait eu la fuite éperdue alors qu'il tentait vainement de lui saisir les poignets. Mais Sophia était déjà partie, les cheveux dénoués et le cœur au bord des lèvres. Invisible dans sa tristesse et sa furie, elle sut se faire discrète assez pour disparaître des regards et se réfugier chez l'homme qui lui faisait face à présent.
Il devait voir ses yeux rouges, ses cheveu emmêlés. Les écorchures sur ses mains, car elle n'avait évidemment pas eu le temps de prendre gants ou manteau. Et que des écorchures, elle en avait plain, à trop se griffer sans savoir si la violence en elle était tristesse ou folie.
Il n'y avait jamais personne pour la consoler, on attendait d'elle au moins un peu de sérieux, et jamais de faiblesse. La faiblesse convient aux personnes pures et innocentes, pas aux autres...

Comment la considérait-il, lui, le vieil homme, le riche ? Digne, austère et pourtant admirable ainsi qu'elle le trouvait, Sophia ne pouvait s'empêcher d'éprouver pour lui une émotion filiale. Il ne la jugeait pas, qui qui connaissait les villes, lui qui connaissait autre chose du monde que les petits villages aux rumeurs meurtrières.

Lentement, la jeune femme tomba à genoux devant son sauver, émue et épuisée tout à la fois. Et ses cheveux tombaient sur les genoux du vieil homme tandis qu'elle y posait la tête telle une enfant sans défenses.

 « Puis-je vraiment rester ? J'ai dit à mon père qu'il me poussait au suicide mais à vrai dire je ne veux pas mourir »

Ses yeux se fermèrent alors, tandis qu'il parlait d'escapades sans rien demander pour autant. En silence, elle loua son intelligence, lui qui ne la jugeait pas, et sentit peu à peu son cœur battre à nouveau comme s'il restait un espoir encore. Un espoir pour la vie.

 « Mes escapades n'ont rien de répréhensibles, cher oncle... Oui je sors la nuit, tout le monde le dit, je ne le nie pas. Je fais des choses, hélas, des choses horribles qui pourtant ne condamnent en rien ma vertu. Ah mon oncle, oui par pitié, accueillez-moi encore un peu avant que je ne me perde pour de bon. Je ne veux faire honte à personne, vous savez ? Pardonnez-moi, je suis idiote... Une idiote qui préfère la chasse au mariage, même si peut-être ne comprenez-vous rien à ce que je raconte »

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MessageSujet: Re: Family Matters Dim 3 Jan - 13:08



Family Matters


De toutes les réactions qu'il eut pu attendre d'elle, celle-ci n'était certainement pas celle qu'il aurait jugé la plus envisageable, la plus riche en probabilités. C'était ainsi celle qui, de toutes, le surprenait. En un sens, celle qui, solitaire et esseulée, pouvait forcer son respect. Tout monstre qu'il se voulait, indifférent aux désastres et au désespoir d'un étranger, il ne pouvait ignorer celui de sa propre parenté, quoi qu'il sache n'avoir aucune forme d'expérience quant au soutient moral qu'il pouvait bien tenter de prodiguer. Ce n'était pas là des gestes auxquels il était habitué. Mais à bien y réfléchir, il n'avait pas été plus habitué à recoller la tête d'un vampire décapité lorsqu'il avait décidé de faire de Winnifred sa compagne attitrée. L'observant alors, une main élevée pour venir la conforter, il l'écouta sans un bruit, figure muette et sur son assise figée. Un silence à l'aune de la révélation qu'elle offrait, comme un trésor aussi précieux qu'inquiétant. Froncement de sourcils, un bref instant. Son regard délavé, la lueur de ses prunelles cinglante comme un fouet.

La chasse ? Avait-il bien entendu ? « Que je craigne de comprendre ce qu'impliquent tes mots serait plus juste, Sophia  » confia-t-il, usant avec elle d'une franchise dont il ne se paraît qu'avec austérité. S'il se réclamait d'une certaine ouverture d'esprit et d'une certaine modernité sur bien des sujets, il ne pouvait pas non plus se montrer enchanté à la perspective de voir sa nièce favorite courir sus aux dangers. Sans doute pas les pires, car la monstruosité se retrouvait au-delà du surnaturel, y comprit dans les esprits humains... de cela, il pouvait amplement témoigner. Mais c'était pourtant un réel danger vers lequel, à l'en croire, chaque soir elle se dirigeait. Il ne pouvait pas se rasséréner à l'idée qu'elle pouvait faire face à des monstres qui la mettrait en pièces sans un frémissement, sans sourciller. Et pourtant, il ne pouvait pas non plus ni la blâmer, ni se faire l'arbitre des décisions qu'elle prenait. Ce n'était pas là sa place et il ne comptait pas se l'attribuer. Avec délicatesse, il lui releva le menton, et dans prunelles lassées planta les siennes, trop usées par les laideurs d'un monde pour lequel il n'avait, tout au plus, qu'un lambeau d'attachement qui, lentement, s'effilochait.

Un long instant, pendant lequel il la jaugea, l'observa, à la recherche d'une alternative à ce que pouvait signifier cette confession désespérée. Pour autant, il semblait bien que la concordance ne puisse lui laisser l'égard d'une seconde possibilité. « Tu n'es pas une idiote...  » Bien au contraire, il craignait que son intelligence ne la desserve profondément, et pour d'autres conjonctures que celles d'une mariage dans les règles édictées... « Et je t'accueillerais. Quels que soient tes besoins, je les satisferais. Et tu vivras, Sophia  » En un sens, inique qu'il était, il comprenait parfaitement que la présence du patriarche Lidell puisse la pousser au suicide. Lui-aussi aurait probablement caressé l'idée s'il avait eut à le supporter plus de quelques heures lors des soirées de la haute société. Non qu'il manqua d'intelligence, en un sens. Ses prétentions, simplement, divergeaient, à son avis affecté. « C'est un sombre chemin, que tu empruntes, ma nièce. Si je dois t'héberger, si je ne te jugerais jamais, laisse moi au moins mon souhait de t'assister.  » Qu'elle n'emprunte pas une telle voie seule et sans soutient, sans alliés.

Lentement, il la relâcha, frôlant sa joue d'un doigt, ses prunelles s'abaissant, puis se relevant lentement vers le reste de la pièce. Il n'avait nullement honte de ce qu'elle était, et ce n'était nullement de pitié dont il se paraît pour lui tendre la main... « Apaises-toi, au moins en ces lieux. Ici, personne ne peut t'atteindre et personne ne le fera...  » ou il aurait la tête de celui qui tenterait « et raconte moi... comment tu es venue à de telles activités. Comment tu as découvert...  » Ces vérités, ces Secrets... pas si bien gardés, alors...  

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