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Behind the scene

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MessageSujet: Behind the scene Jeu 28 Jan - 22:17


Behind the scene
ft.Jacob Twain
Le Cirque de Crimson Peak était resté fermé aujourd'hui. On ne trouvait aucun spectateur ou simple visiteur dans les allées serpentant entre tentes et roulottes. Les protégés de Mary Ann profitaient d'une journée de repos où ils pouvaient être pleinement eux-même et la jeune veuve utilisait ce temps pour opérer une grande révision des installations. L'affluence régulière qu'il y avait au cirque pouvait endommager certains dispositifs et mettre à mal la sécurité de toutes les personnes sur le site. Eclairage au gaz, réseau de cordages, de câblages, tout était minutieusement contrôlé, la moindre usure était signifié et tout dispositif nécessitant une rénovation sérieuse était remisé. Pour cela, Mary Ann avait besoin d'une main d'oeuvre solide, courageuse, avec suffisamment de bon sens et d'auto-discipline pour pénétrer dans ses coulisses. Il y avait beaucoup d'appelés et peu d'élus. La maîtresse des lieux exigeaient respect et discrétion; de fort menues concessions mais que tout le monde n'était pas prêt de faire en fréquentant des freaks. Elle était parvenue à trier un petit groupe de locaux qui convenaient à ses critères. Marins, ouvriers, artisans, ils l'aidaient tout en arrondissant leurs fins de mois et en étant peu à peu intégrés à "la famille". Durant ces journées closes, les rires de ses protégés se mêlaient à ceux forts et clairs de ces normaux qui les regardaient comme des compagnons et non comme des monstres. Ces braves comptaient un membre de plus depuis quelques temps. Jacob Twain avait répondu à une de ces annonces que Mary Ann laissait dans les pubs. Son réel emploi, son apparente bonne santé avaient suffirent à convaincre la brune. Travailler à ses côtés une journée ne signifiait rien. Il fallait mériter sa place pour rester, montrer que l'on avait autant de force dans les bras que dans l'âme. Jacob fut donc surveillé jusqu'à ce que tout le monde eut l'entière certitude qu'il était sincère. Malgré l'apparence exceptionnelle de certains membres de la troupe du cirque, il ne les avait ni raillé ni méprisé. Il saluait de manière égale les monstres comme les normaux. Il était serviable et désintéressé dans ses démarches. Bref, c'était "un bon gars" pour Mr Willow, son bras droit de nain.

La nuit était tombée depuis une heure. Le ciel était d'un noir d'encre, des étoiles pâles scintillaient et une fine tranche de lune voilée de nuages avait l'apparence d'une griffure sur la toile céleste. Un vent frais soufflait doucement portant aux oreilles de Mary Ann des éclats de voix enjouées et des notes légères de violon gitan en provenance de la tente qui servait de réfectoire au Cirque. Assise parmi des caisses de bois, un châle noir et épais jeté sur ses épaules, la jeune veuve lisait, à la lumière d'une lampe à gaz, un de ses singuliers ouvrages païens. C'est le pas claudiquant de Mr Willow qui l'arracha à sa lecture. En soupirant, il pose sur une des caisses de bois un filet rempli de fruits frais. Je vais devoir remplir nos "placards"...c'est tout ce que j'ai pu sauver de ces ogres. Y a un fond de soupe qui va suivre aussi. Le petit dernier te l'apportera. Avec un sourire bienveillant, Mary Ann esquisse silencieusement les deux syllabes "merci" tandis que le petit homme poursuit de sa voix assurée. Tapotant la jambe de la jeune femme, les petits yeux du nain brillent de satisfaction. Les affaires vont bien, Mary. Il n'y a que deux tentures à repriser et les siamois s'en chargent dès demain. C'est avec le sentiment du devoir accompli que je regagne mes pénates. Bonne nuit, ma belle. A demain William. La petite silhouette boîtillant se dissipe dans les ombres et Mary Ann reprend le cours de sa lecture.

Le cercle lumineux éclaire une gravure sur laquelle la maîtresse des lieux est penchée. Croquant dans une pomme, elle garde une main posée sur la page. Parmi des sapins, se dresse un loup qui se tient sur deux pattes. Des vêtements déchirés pendent à ses membres et une jeune bergère hurle en se protégeant d'un bras. Le Gévaudan...elle avait entendu sa mère parler de cette sinistre histoire qui avait eu lieu en France. La région avait été traumatisée et les atrocités qui avaient été perpétrées étaient parvenues jusqu'au roi de France. Les hypôthèses étaient nombreuses sur la nature de la bête. Pour certains c'était un loup gigantesque, un animal bâtard qui avait hérité de tous les vices de ses parents, pour d'autres, c'était un animal exotique. Et puis, il y avait le folklore et les légendes, celles que l'on retrouvait sous toutes les latitudes. Le mythe de l'homme-bête.
Les yeux pâles de Mary Ann était rivés sur la créature surgissant des buissons. L'être qui était capable de ce prodige en était-il conscient? Qui était-il ces soirs où il se transformait. Un homme? Un animal? Ou quelque chose de maléfique? Un craquement sur sa droite lui fit lever la tête et son regard croisa celui que Mr Willow appelait "le p'tit dernier". Un sourire chaleureux éclaira le visage de Mary Ann. Comme convenu, il lui apportait le bol de soupe promis par le petit homme. J'ai failli ne pas vous entendre, Mr Twain. Vous êtes très discret. Un véritable chat. commence-t-il en posant son livre à côté d'elle.
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MessageSujet: Re: Behind the scene Sam 13 Fév - 13:19

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Behin the scene
ft. Mary Ann Cromwell
Le cirque n'était pas l'endroit le plus rassurant de la ville, avec ces étranges être humanoïdes qui se promenaient là, c'était un lieu qui inspirait sans doute une certaine crainte et également une certaine fascination. Car le FreakShow connaissait tout de même quelques succès. Ceux qui venaient ici, ne souhaitaient pas voir un spectacle, un numéro précis non, ils payaient pour voir les "monstres". Le genre humain était pourvu d'une fascination plutôt malsaine.

Jacob n'avait pas la prétention de croire qu'il faisait exception. Lui aussi, les premieres heures de labeurs, il les avait regardé de travers, effrayé et pourtant incapable de détourner les yeux de leurs difformités, curieux, choqué, écœuré peut-être même. Et puis rapidement, très rapidement même, il avait appris à les connaître et il commençait à prendre l'habitude de les côtoyer. Bien entendu, il se sentait toujours assez gêné de sa présence parmi eux, parce qu'il avait du mal à vaincre sa timidité pour aller leur parler,mais  il ne les considérait plus comme anormaux. Le jeune homme savait bien qu'au fond la normalité n'était qu'une affaire de point de vue, et une idée utopique de la société. Il était d'ailleurs bien loin d'être normal.
Il avait donc réussi à sympathiser avec quelques un de ces êtres, sans pour autant tisser de véritables liens affectifs. Jacob n'était pas encore assez "ancien" à la troupe pour pouvoir nouer des relations étroites avec les membres. Beaucoup avaient l'air de se connaître plutôt bien et le jeune homme s'osait pas  s’immiscer entre eux trop brutalement et puis il n'était pas du genre loquace.

Il avait pris ce travail pour pouvoir vivre un peu plus confortablement, son salaire de pêcheur ne lui rapportant pas de quoi subvenir totalement à ses besoins. Les deux étaient des labeurs difficiles, mais Jacob ne se plaignait pas, il avait l'habitude de ce genre de tâche. Heureusement pour lui, il n'était pas un paresseux. Ce qu'on lui demandait de faire au cirque n'était pas très compliqué. Il ne rechignait jamais sur le travail à effectuer. C'est peut-être pour cela qu'il avait gardé sa place. Mais il faut dire qu'on ne se bousculait peut-être pas vraiment pour venir travailler ici, enfin lui il n'en savait rien, il supposait.

Ses mains étaient calleuses à force de tirer sur les cordages, que ce soit ici ou à bord du bateau, les cordes, ce n'était pas ce qui manquait. Mais Jacob ne s'était jamais plain. Le surplus de travail ne lui avait jamais fait peur.
Il venait de terminer de ranger et de vérifier certains accessoires de scènes des artistes. Il n'y avait pas énormément de monde dans les parages et l'endroit était presque silencieux. Le bruit des pas de Mr William Willow lui parvint donc  quelques secondes avant que leurs regards se croisent. Jacob salua de la tête le petit homme, qu'il avait déjà croisé quelques heures auparavant. Le jeune homme ne connaissait pas très bien Mr Willow, ils n'avaient jamais vraiment conversé, le nain ne faisait que lui transmettre des ordres ou bien lui souhaiter le bonjour et le bonsoir. Le caractère réservé de Jacob n'avait eu l'envie de pousser les choses plus loin que ces banalités, bien qu'il appréciait Willow pour son amabilité.

« Bonsoir Jacob, pourras-tu apporter le bol de soupe qu'il reste à Mary Ann Cromwell, ce serait très aimable de ta part. »

Le jeune marin hocha la tête avant de répondre.

« Ce sera fait. Bonne soirée Mr Willow. »

Il avait terminé sa besogne et se pressa donc d'effectuer la tâche que le petit homme lui avait confiée. Jacob se dirigea alors vers « les cuisines » pour récupérer ledit bol de soupe qui n'attendait que lui. Il n'y avait pas grand monde sous les chapiteaux du cirque à cette heure, chacun devait vaquer à ses occupations. Le jeune homme n'allait, lui même, sans doute pas tarder à rentrer chez lui afin de pouvoir se rassasier et prendre du repos. Demain il serait de nouveau debout aux aurores pour embarquer sur le navire.

Il pénétra dans la pièce où se trouvait Mary Ann. Assise parmi les caisses de bois, elle semblait absorbée par sa lecture. Jacob s'approcha donc, silencieusement afin de ne pas déranger la jeune femme. Par curiosité il jeta un coup d'oeil à la gravure qu'elle était en train de contempler. La créature qui y était dépeinte, il la connaissait, l'avait déjà vue et côtoyée... une nuit de pleine lune, de sang et de cadavres. Son bras lui fut soudainement douloureux, comme si ce simple souvenir rouvrait la blessure, à l'endroit où l'animal avait planté ses crocs dans sa chaire. Mais cette sensation disparut aussitôt que la voix de la jeune femme l'arracha de ses sombres pensées.

« Oh ! » Fit-il surpris à son tour. « Je suis désolé, c'est que je ne voulais pas vous déranger dans votre lecture. »

Mais il était vrai qu'il était de nature plutôt discrète, surtout depuis cette fameuse nuit. Le jeune homme tendit son repas à son interlocutrice. Il aurait pu partir à ce moment là, mais sa curiosité était à présent piquée. Ce livre là, le concernait, il contenait sûrement les réponses à ses questions, qu'il se posait depuis longtemps. Sa réserve ne l'empêcha pas de formuler tout haut son interrogation.

« Quel est cet ouvrage ? Je ne suis pas le plus érudit des lecteurs et je n'en ai jamais vu de semblable. Enfin il faut dire que mes lectures se résument surtout aux journaux."


Et puis cela coûtait cher... un livre ! Et il n'avait pas les moyens de s'en acheter. Il savait lire oui, mais ce n'était pas un intellectuel. Son domaine c'était les travaux physiques et non l'étude de la philosophie et des lettres. Néanmoins il le regrettait, cela lui aurait sans doute permis de savoir ce qu'il était devenu, en quoi il se transformait les nuits de pleine lune, et bien qu'il se doutait de la réponse, il voulait en être sûr.




 


[HRP : excuse moi du temps que j'ai mis à te répondre, j'essaierais d'être plus rapide la prochaine fois ^^]
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MessageSujet: Re: Behind the scene Jeu 18 Fév - 15:34


Behind the scene
ft.Jacob Twain
Jacob Twain lui avait paru absent pendant une fraction de seconde, une petite fraction de seconde durant laquelle elle ne put ignorer le picotement qui fourmilla dans son bras. Mais il reprit bien vite sa contenance et avec elle, l'étrange sensation disparut. D'une voix posée, le jeune marin s'excusa de l'avoir dérangée et que son irruption fut aussi silencieuse. Bienveillante, Mary Ann agita négligemment la main signifiant que cette intervention n'avait aucune importance et qu'il était peu judicieux de se sentir mal à l'aise pour si peu. Inutile de vous excuser, Mr Twain. La discrétion est une qualité fort appréciable en ce lieu et vous ne me dérangez aucunement. Merci pour avoir perdu un peu de votre temps pour m'apporter ceci. Mary Ann tendit la main pour récupérer le bol que le jeune marin lui amenait comme convenu. Soufflant sur la surface fumante, elle en but une longue gorgée brûlante presque sécurisante. Les jours froids approchaient et bientôt, ils seraient tous en quête d'un peu de chaleur. Mary Ann songeait sérieusement à édifier de vrais baraquements en dur et ne plus laisser ses protégés dans des tentes parfois trop venteuses et glaciales pour des êtres à la constitution si différente des autres humains. Le cirque deviendrait presque une petite banlieue ou un quartier à part entière de Crimson Peak.

Jacob Twain était un jeune homme fort effacé. Excellent compagnon de besogne il restait toutefois un solitaire comme s'il était lui aussi une créature coincée entre deux mondes qui éprouvait des difficultés à se lier aux autres. La logique voudrait qu'il parte sans demander son reste maintenant que sa tâche était accomplie, pourtant, il restait là, face à elle, le regard un peu fuyant avant d'oser se lancer. L'ouvrage que Mary Ann parcourait avec autant d'attention semblait l'intriguer. Au point de le faire sortir de sa réserve naturelle et de poser la question qui semblait lui brûler les lèvres. Quel était donc ce livre?

Ceci? demande-t-elle en effleurant la couverture de cuir vieilli d'une main. Un recueil d'anciennes légendes françaises. annonce-t-elle un sourire flottant à ses lèvres. Ses paupières se plissent tandis que son expression se teinte de mélancolie douce-amère. C'est un présent de sa mère, sa française de mère qui n'est jamais parvenue à parfaitement intégrer les hautes sphères anglaises faute de pouvoir se fondre dans le carcan social. Tout un symbole, ce volume que Mary Ann tient entre ses mains. Les femmes ne devraient pas lire ce genre d'ouvrages. Les femmes ne devraient pas lire tout court pour certains hommes. Les yeux clairs de la propriétaire du cirque se posent sur les iris sombres de Jacob. Des histoires de revenants, de créatures qui s'éveillent la nuit pour s'en prendre aux vivants, d'êtres difformes et grotesques terrorisant le bon peuple. Des récits de malédiction, de damnation, de punition divine... explique-t-elle en prenant un ton théâtral et inquiétant à l'instar de son bonimenteur de Willow. Un bref éclat de rire s'échappe de ses lèvres tandis qu'elle hausse nonchalamment des épaules. Des contes pour certains, une singulière réalité pour d'autres.

Avec l'avènement des sciences et de la physique de ces dernières années, beaucoup de ces légendes avaient trouvé une cause rationnelle. Les monstres qu'elle protégeait aujourd'hui auraient été sans nul doute été les démons et autres créatures infernales décrites dans ce livre. Au final, les êtres les plus horribles n'étaient pas ces pauvres hères inadaptés mais les gens bien pensants et puritains qui pensaient traquer le Mal en traquant ces misérables âmes. Buvant une nouvelle gorgée de soupe, Mary Ann reprend. Vous vous intéressez aux légendes, Mr Twain? demande-t-elle d'une voix légère en fixant le jeune homme par dessus la fumée émanant de son bol.
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