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There is beauty in darkness {PV Sybil}

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Eugene Obson
VAMPIRE
MESSAGES : 203
DATE D'ARRIVÉE : 06/02/2016
PSEUDO : BereniceWCL
AVATAR : Oscar Isaac
CRÉDITS : BereniceWCL (avatar & gifs) - Beylin (code signature)

MessageSujet: There is beauty in darkness {PV Sybil} Dim 20 Mar - 15:37







There is beauty in darkness.



« Préviens Médée que je pars pour la nuit.
- La nuit entière ? »

Je jette un regard au Vampire, un des infants, celui avec lequel je m'entends le moins bien. Mon regard en dit long. J'ai dit que je partais pour la nuit, a-t-il besoin que je me répète ? Que je lui fasse un dessin ? Que je grave les mots au fer rouge sur son front pour être certain que Médée aura bien l'information ? Il termine par baisser le regard et s'éloigne. Je l'observe du coin de l’œil, pris d'une envie pressante de lui arracher la tête de son corps mais je me contente de me détourner de sa silhouette qui m'exècre avant de m'éloigner. J'ai beau ne pas l'apprécier outre mesure, il fait partie de la famille et on ne touche pas aux membres de la famille. Je réajuste mon manteau, place mon chapeau sur ma tête et quitte donc le cabaret sans regarder derrière moi. La nuit est fraîche et si je respirais encore, j'apprécierais sans nul doute l'air frais s'insinuer dans mes poumons. Je jette un regard autour de moi : la ville est animée à cette heure, ce n'est que bien plus tard dans la nuit que les rues seront plus calmes. Je m'avance au milieu des passants, me faufile parmi eux. Je pourrais les observer, je pourrais chercher ma prochaine proie mais je ne suis pas dehors pour ça. En tout cas, en cet instant, je ne suis pas là pour chasser. Cela va venir mais j'ai autre chose à faire avant. Mes pas me mènent devant la bâtisse que je convoitise et je me fige, les mains dans les poches, mon regard se fixant sur les immenses portes de l'église. Je reste un moment là, juste à regarder avant de me décider à monter les marches et à pénétrer à l'intérieur de la maison du Seigneur, sans y avoir été invité certes mais je n'ai nullement besoin d'une invitation puisque la demeure du Seigneur n'appartient à personne et à tout le monde à la fois. C'est certes une demeure où je ne suis pas le bienvenu, j'en ai parfaitement conscience, mais je suis pas là pour moi : je suis là pour elle. Je m'arrête à côté du bénitier, jette un coup d’œil à l'eau se trouvant à l'intérieur puis m'en éloigne. Fut-ce un temps où j'aurais plongé mes doigts dedans pour me signer : ce temps est révolu. Je m'avance vers l'autel où sont disposés bon nombre de cierges, juste au-dessous d'une magnifique statue de la vierge Marie. Là encore, l'envie de me signer est très forte mais je n'y cède pas. Je me contente de récupérer un cierge non utilisé et de l'allumer, avec une certaine prudence. Je le dépose parmi les autres puis me recule et ferme les yeux.

Je pense à elle. Son âme brûle-t-elle véritablement en Enfer ? A-t-elle été réellement condamnée pour son geste si désespéré ?

La douleur étreint doucement mon cœur, comme cela arrive parfois, rarement mais parfois. Je fronce les sourcils, rouvre les yeux et d'un mouvement vif, m'éloigne de l'autel. Mon pas est rapide et je me presse de sortir de la bâtisse et une fois sur le parvis, j'observe autour de moi. C'est l'heure de la punition. L'heure de la vengeance. L'heure de la chasse. Je descends les marches, recommence à m'avancer au milieu des passants tout en cherchant celle qui paiera pour le mal fait. Elle ne tarde pas à apparaître et celle-ci... Celle-ci lui ressemble tellement que je reste l'espace d'un instant sans bouger. Je ne suis qu'à quelques pas d'elle et mon regard épouse chaque courbe de son corps, chaque trait de son visage. La soif grandit, l'envie de la faire mienne également, et je recommence à marcher, la suivant de près mais en réalité de loin. D'assez loin pour ne pas être remarqué, mais d'assez prêt pour que son parfum me parvienne et je m'en imprègne. Elle termine par accélérer le pas, peut-être parce qu'elle sent qu'au milieu de la foule, quelqu'un est là, quelqu'un la suit. Alors, je presse le pas également, pas trop, juste assez. Assez pour ne pas la perdre de vue mais finalement, alors qu'elle tourne au coin d'une ruelle qui n'est certes pas bondée mais pas non plus vite de monde, je la vois disparaître derrière les portes d'une bâtisse que je n'avais, jusque-là, pas encore vue. Je m'approche doucement, intrigué. Un homme se trouvant devant m'accueille avec un immense sourire avant de m'ouvrir les portes en m'invitant à entrer. Je le remercie d'un signe de la tête et pénètre à l'intérieur de ce qui semble être un cabaret. Semble seulement car, en comparaison avec celui de Médée... En fait, il n'y a pas de comparaison possible. Je retire mon chapeau, m'avance au milieu de clients, l’œil vif, la cherchant elle du regard. Une serveuse s'approche soudain de moi, m'invite à la suivre avant de m'installer à une table non loin de la scène. Un regard circulaire autour de moi avant que je ne prenne place sur un fauteuil assez peu confortable après avoir retiré mon manteau. Quelqu'un monte soudain sur scène, annonce le prochain passage, les gens applaudissent en entendant le nom de la prochaine artiste puis, elle apparaît.

Elle est là.

A l'instant où elle ouvre la bouche, où les notes franchissent la barrière de ses lèvres, me voilà totalement captivé. J'en oublie mon intention première, j'en oublie que je voulais la tuer. J'en oublie tout. Elle est là, magnifique, envoûtante. Durant sa prestation, une serveuse vient me proposer à boire mais je la renvoie d'un geste de la main. Je refuse qu'on vienne m'interrompre. Je refuse qu'on vienne briser la magie. Pourtant, d'autres s'en chargent. Des clients qui ne savent pas savourer un tel moment sans faire des commentaires parfois particulièrement désobligeants. J'en repère surtout un dont le visage s'imprègne dans mon esprit, tout comme son odeur s'imprègne également dans mon esprit lorsque je passe à côté lorsqu'elle a terminé sa prestation et que je me dirige vers la sortie. Lui, je vais retrouver sa trace et le moment venu, il demandera pardon. En attendant... En attendant, je quitte le cabaret mais ne m'éloigne pas trop. Je me contente d'aller m'adosser contre un mur un peu plus loin et j'attends. De là où je suis, je vois nettement l'entrée. Je l'attends. Quand enfin elle apparaît, j'esquisse un sourire. Oh bien sûr l'envie de la faire mienne est toujours présente mais non pas pressante. Je veux autre chose. Je veux plus. Alors, lorsqu'elle s'avance dans la ruelle, je quitte le mur contre lequel j'étais adossé et m'avance vers elle pour aller à sa rencontre. Il est tard. En dehors de l'homme se trouvant devant les portes du cabaret, nous sommes seuls dans la ruelle. Je perçois son trouble, sa méfiance même à mesure qu'elle me voit approcher mais je sais mon sourire doux, je sais mon regard rassurant. Je sais que mes pupilles ne brillent pas de cet éclat cruel qui les habite généralement. Je sais y faire. Elle n'a pas idée à quel point je sais y faire.

« Pardonnez-moi de vous importuner. » je lui dis en m'arrêtant devant elle, laissant cependant une distance raisonnable entre nous. L'idée est de ne pas la brusquer, de ne pas éveiller chez elle trop de méfiance. Mon ton est à l'image de mon attitude : doux, amical et élégant. « J'ai conscience que c'est assez cavalier de vous aborder ainsi mais j'étais à l'intérieur du cabaret, lorsque vous avez chanté. Permettez-moi de vous dire que vous avez un véritable don. C'était merveilleux. » Je pourrais lui dire qu'elle est merveilleuse mais ce serait aller trop loin. Là, tout de suite, ce serait aller trop loin. Mon sourire s'élargit. « Accepteriez-vous que je vous offre un verre ? Pour vous remercier de m'avoir offert un tel spectacle. » Je retire mon chapeau et tends doucement ma main gantée de cuir vers elle. « Eugene Obson. » je termine par me présenter.

Je pourrais bien tenter d'user de mon don de persuasion mais c'est tellement plus passionnant de tenter de la convaincre sans cela.

Tellement plus passionnant...




© charney




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